Du miel de châtaignier à Laval
Article mis en ligne le 19 janvier 2016
par jmd
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La journée thématique, organisée le 14 novembre 2015, à Laval, a porté, pour partie, sur les caractéristiques physico-chimiques, mélisso-palynologiques et organoleptiques des miels.

En parallèle à cette journée, un échantillon de miel produit pendant l’été 2015 au rucher du Potier, à Laval, a été transmis au laboratoire d’analyses et d’écologie apicole (CETAM Lorraine : centre d’études techniques apicoles de Moselle).

Cette analyse (voir en annexe, colonne de gauche : à télécharger) avait pour objectif de :

  • rechercher des données sur l’environnement du rucher, en matière de ressources polliniques.

De cette analyse, il ressort les éléments suivants :

  • une teneur en eau de 18,3%, inférieure au seuil réglementaire  [1] de 20% (conseillée < 18,5%). Cette teneur en eau est 18,2% pour le miel de Villeray (rucher Abeille sentinelle de l’environnement à Vaiges, autoroute A81). [2] ;
  • une conductivité électrique de 773 µS.cm-1 (356 à Villeray) : en général < 800 pour les miels de nectar (fleurs) > 800 pour les miels de miellat ;
  • une coloration de 83 mm Pfund (58 à Villeray) = ambré clair : le miel du Potier étant cependant beaucoup plus foncé que celui de Villeray ;

  • une acidimétrie (pH initial) de 4,74 mEq.Kg-1 (4,05 à Villeray) : entre 3,5 et 4,5 pour les miels de nectar, supérieure à 4,5 pour les miels de miellats ;
  • 95% de pollen de châtaignier (12% à Villeray) et 5% de pollen de ronce (33% à Villeray + 45% de trèfle blanc).

En conclusion, le miel produit au rucher du Potier est conforme à la réglementation et peut porter l’appellation "Miel de châtaignier" alors que celui produit à Villeray est un "Miel de Fleurs".

Cette caractéristique résulte, très vraisemblablement, de la proximité du rucher avec le bois de l’Huisserie où sont présents de nombreux châtaigniers. A l’inverse, le rucher de Villeray est entouré de nombreuses prairies.

Notes :

[1Pour mémoire, le miel est un produit hygroscopique c’est à dire qui a tendance à absorber l’humidité de l’air.
Une teneur en eau excessive favorise la fermentation du miel (développement et action des levures contenues dans le miel : mousse à la surface et odeur caractéristique) et, en conséquence, limite sa durée de conservation. Une teneur en eau inférieure à la valeur conseillée permet d’afficher une date limite d’utilisation optimale (DLUO) de 2 années

[2Pour s’assurer des conditions de conservation optimum des miels récoltés dans ses ruchers, l’association Abeilles mayennaises a acquis plusieurs réfractomètres permettant de mesurer leur teneur en eau...

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