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Mortalité hivernale 2015-2016
Article mis en ligne le 16 septembre 2016
dernière modification le 30 avril 2018

Un automne chaud, un hiver doux et un printemps froid et humide, telle pourrait être la description rapide de la période hivernale 2015-2016.

Cette météo, un peu inhabituelle, a-t-elle eu une influence sur la vie biologique des abeilles, et celle de ses parasites, telle est la question légitime que se posent de nombreux apiculteurs ?

La carte ci-dessous, établie des 71 réponses parvenues, donnent quelques indications sur la mortalité hivernale 2015-2016.

Taux de mortalité 2015/2016

Celle-ci a été établie à partir des éléments suivants :
- 234 colonies vivantes au 30 novembre 2015 ;
- 231 colonies vivantes au 31 décembre 2015 ;
- 211 colonies vivantes au 29 février 2016 ;
- 191 colonies à la date de la première visite de printemps.

Il en ressort une mortalité légèrement supérieure à 17,3%. Toutefois, ce résultat est difficile à comparer à celui de 2015 (28,O6%), dans la mesure où le nombre de données est près de 3 fois moins élevé. De même, les mortalités dont le taux atteint 100% concernent des ruchers de petite taille (une à 2 colonies) alors que celles dont le taux est nulle se rapportent également à des petits ruchers.

Cependant, la lecture des résultats montrent que :
- 1,2% des colonies sont en mortes au cours du seul mois de décembre 2015 ;
- 8,6% pendant les mois de janvier et février suivants ;
- 9,5% entre fin février et la visite de printemps.

Ne sont comprises dans ces données celles relatives aux mortalité hivernales qui ont pu avoir lieu après la visite de printemps...

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Aspect qualitatif des résultats

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L’enquête en ligne 2015-2016 a été fortement enrichie par rapport aux années précédentes, avec des données portant sur les aspects suivants :

- l’exposition du rucher (exposition aux vents dominants) ;
- la situation du rucher par rapport à son environnement ;
- son environnement en milieu rural ;
- la présence ou non de couverts végétaux à l’automne, et leur nature ;
- la race d’abeilles des ruchers ;
- le type de colonies ;
- le type de traitements pour lutter contre les varroas ;
- la préparation à l’hivernage ;
- la présence ou non de frelons asiatiques aux abords des ruches ;
- les observations, lors de première visite, sur les colonies dont l’activité a disparu.

L’exposition du rucher

L’exposition du rucher aux vents dominants est susceptible d’influencer la tranquillité des abeilles, notamment en période hivernale. En effet, les vents froids refroidiront inutilement l’intérieur de la ruche et, en cas de tempête, le vent peut renverser la ruche et ainsi exposer les abeilles aux intempéries, à moins de lester suffisamment les toits des ruches.

L’enquête montre que 20% des ruches seraient plutôt exposées aux vents dominants.

Situation du rucher par rapport à son environnement

La situation environnementale d’un rucher influence l’activité des abeilles. Aussi, est-il apparu intéressant d’étudier cet aspect au titre de la mortalité hivernale.

Ainsi, parmi les réponses parvenues, seuls 3% des ruchers seraient situés à plus d’un kilomètre de la zone rurale, 77% d’entre-eux étant situés en zone rurale, où les prairies naturelles ne représentent que 16% des surfaces, les zones boisées 10% et les zones mixtes (prairies et/ou cultures et/ou vergers et/ou forêts), 60%, Le reste des surfaces est occupée par des grandes cultures (colza, maïs, blé, ...) et quelques vergers.

Prise individuellement, cette répartition peut atteindre 80% de prairies et de bois ou, à l’inverse, 80% de grandes cultures.

Pour mémoire, le rayon de butinage d’une colonie peut atteindre 3 km, voire plus, soit une aire de près de 3 000 hectares. Bien entendu, plus le rayon est important, plus le butin sera faible...Cependant, ces données montrent qu’il est difficile de connaitre, avec précision, l’occupation des parcelles qui entourent une colonie...

Le site Geoportail peut, néanmoins, fournir de précieuses indications sur l’occupation des sols.

Les cultures couvre-sols

Avez-vous observé des cultures "couvre-sol" ou des "couverts végétaux" , tels que phacélie, moutarde, vesce, ..., à l’automne 2015, à proximité de votre rucher ? La réponse est positive pour 38% des situations.

La moutarde, 2/3 des situations, et la phacélie, 1/3, sont des plantes attractives pour les abeilles, réputées pour leur nectar, notamment.

Caractéristiques des colonies

Les colonies sont-elles en production, ou bien s’agit-il d’essaims ou de nucleus ; les reines sont-elles de 2015 ou bien plus âgées ?

Pour 2/3 des colonies observées, celles-ci sont en production et, pour la très grande majorité d’entre elles, l’âge des reines n’est pas connu.

Traitement anti-varroas

80% des colonies font l’objet d’un traitement contre l’acarien varroa et le traitement conventionnel Apivar en représente la moitié. L’acide formique, par traitement flash, est utilisé pour 30% des colonies. Un peu plus de 10% font l’objet d’un traitement à base d’huiles essentielles (eucalyptus et lavande).

20% des colonies ne font l’objet d’aucun traitement particulier.

La préparation hivernale : le nourrissement

La préparation hivernale de la colonie est une phase importante qui déterminera l’état de celle-ci au printemps suivant.
Les abeilles seront-t-elles suffisamment nombreuses pour franchir la période hivernale, seront-elles suffisamment jeunes pour être en capacité de prendre en charge le couvain, dès la reprise de la ponte de la reine, vivront-elles suffisamment longtemps pour permettre aux nouvelles abeilles de l’année de prendre en charge la colonie...?

Si la ponte des abeilles d’hiver démarrent en septembre, celles-ci ne doivent pas vieillir prématurément... Leur nombre doit être le plus élevé possible et leur travail le plus limité...

Le traitement anti-varroas est réalisé avant la reprise de la ponte, c’est à dire avant la fin du mois d’août, et un nourrissement de stimulation [1] peut, si nécessaire, être effectué dès la fin août, pour encourager la reine. Dans la 2° quinzaine de septembre, les provisions hivernales pourront, le cas échéant, être complétées avec un sirop 75/25 [2]. Au cours de l’hiver, il pourra être apporté du candi.

Le frelon asiatique a-t-il agressé les colonies ?

Selon les secteurs géographiques, les frelons ont été plus ou moins présents à proximité des ruches. Plus de 40% des colonies pendant l’été et un tiers pendant l’automne ont subi les assauts répétés des frelons.

De même, dans plus d’un tiers des situations, les frelons ont réussi à pénétrer à l’intérieur des ruches.

Ainsi, le frelon a pu compromettre la survie d’un tiers des colonies et, à minima, à affaiblir 25% d’entre elles..


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